3 questions à Hira Dahal, présidente fondatrice de Cap Népal
Le partenariat avec Planète Enfants, pour vous, c'est quoi ?
Planete Enfants est l'un des principaux partenaires de CAP Nepal, depuis notre création. Nous avons depuis développe une forte relation de collaboration et de confiance.
Ce partenariat est-il différent des autres ?
Oui, très diffèrent. Contrairement aux autres ONG internationales, Planète Enfants suit étroitement les activités et nous donne un véritable appui technique. Les équipes travaillent ensemble et nous pouvons échanger sur toutes les difficultés que nous rencontrons et sur les progrès des bénéficiaires.
Quelles sont les difficultés, les avantages ?
C'est plutôt un avantage. Certains préfèrent lorsque il y a moins de contrôle du partenaire. Mais je me sens en confiance avec Planète Enfants. Je peux les solliciter en cas de problème et puis nous avons tout à gagner à être accompagnés pour la qualité des projets, le développement de notre organisation et l'intérêt des bénéficiaires.
La maternelle de l'espoir, l'accueil des enfants mais aussi l'aide aux mamans
Ouvertes depuis mai 2012, la maternelle de l'espoir accueille une vingtaine d'enfants dont les mères travaillent dans le « secteur des loisirs »1 de Katmandou. En parallèle de l'accueil des enfants, des services sont offerts aux mamans : alphabétisation, conseil psychologique, permanence juridique et administrative, formations professionnelles. Quelques-unes d'entre elles nous livrent leur parcours :
Aux côtés des femmes népalaises : Olivia, chef de projet de notre partenaire PPR, renforce les compétences des coordinateurs de Planète Enfants
Olivia est partie deux semaines en mission solidaire au Népal au bénéfice d'une ONG qui lutte contre la traite et l'exploitation sexuelle, partenaire de la Fondation PPR depuis 2010. Retour sur cet échange de compétences professionnelles au service de la cause des femmes, fait « de beaux moments chargés d'humanité et de simplicité »
Des ateliers d'art à vocation thérapeutique, pour réinsérer de jeunes prostituées
Florence Guimezanes est partie au Népal 3 semaines pour animer, avec une autre bénévole, Sybille Dequero, des ateliers d’art à vocation thérapeutique dans 2 foyers de Planète Enfants à Katmandou, accueillant des jeunes prostituées et des victimes de violence domestique. Elle témoigne de son expérience.
3 questions à Hari Joshi, chef de programme "Passeports contre l'enfert"
Pourquoi tant de jeunes népalais veulent aller travailler à l’étranger ?
La moitié des 30 millions de népalais vit avec moins d’un euro par jour ! Et il n’y a pas de travail. Alors, les jeunes tentent leur chance à l’étranger…
Dans quels pays vont-ils en particulier ?
Traditionnellement, les jeunes allaient en Inde. Mais désormais, ils vont aussi à Qatar, dans les émirats arabes, en Malaisie.
Pour faire quel type de travail ?
Les népalais qui émigrent sont en général peu ou pas formés. Ils décrochent des emplois sans valeur ajoutée et mal payés : ouvriers sur les chantiers pour les hommes, domestiques pour les femmes…
3 questions à Véronique Ségalini
Véronique Segalini, voyageuse - photographe bénévole pour Planète Enfants
Comment as-tu rencontré les bénéficiaires des classes ?
Lors des réunions organisées à la fin du programme sur les districts de Dang et Salyan, les bénéficiaires étaient présentes pour témoigner. J'ai pu rencontrer 3 classes au complet. Les femmes m’ont raconté leur histoire, m’ont montré leur village …
Quelle a été ta première impression ?
J'ai été frappée par l'impression de solidité du groupe. On sent que les liens qui ont été créés en 18 mois dépassent le cadre éducatif. J'ai senti la fierté de ces femmes pour ce qu'elles avaient accompli.
Quel est à ton avis l'intérêt de ces classes pour les femmes ?
J'ai compris l'importance de ces classes en découvrant les nouveaux groupes sur Makwampur et Bara. La différence était énorme: retrait, timidité, pauvreté, désenchantement ... Les classes transforment les femmes en leur redonnant une forme de pouvoir sur leur vie.
Lila, jeune mère expulsée de Paurakhi : du désespoir à la confiance…
"Le souvenir de l'expulsion du 8 mai dernier me donne des frissons" nous dit Lila, une jeune femme de 25 ans, tandis qu'elle prépare sa fille pour l'amener participer aux activités d'éducation d'urgence organisées par Planète Enfants.
Depuis 3 ans qu'elle habitait le bidonville, Lila avait connu des hauts et des bas. Son mari était parti travailler au Qatar, puis son beau-père et enfin sa belle-mère. Et ce matin tragique, à 4 heures du matin...
"200 habitations ont été rasées et de très nombreuses familles se sont retrouvées sans abri. Nous n'avions nulle part où aller. Je me suis sentie démunie, j'étais la plus âgée de la famille et avait donc la responsabilité de m'occuper des enfants. J'ai tellement souhaité que mon mari soit avec nous à ce moment !", dit-elle des larmes plein des yeux.
Mais aujourd'hui, Lila est souriante : elle a été formée et travaille comme garde d'enfants dans le cadre des activités d'éducation d'urgence pour les enfants du bidonville. Bien qu'ils n'aient plus de maison et que les activités éducatives soient conduites sur une simple bâche posée par terre, les enfants sont heureux de participer. Avec d'autres volontaires, Lila les encadre."Je suis très heureuse de pouvoir aider ces petits. Ici ils se sentent bien et ils passent la journée dans un endroit sûr. Grâce aux spectacles de marionnettes, aux chants et aux dessins, nous essayons d'enseigner des choses positives. Les enfants ont tous été choqués. Voirleurs maisons rasées a été très traumatisant. Mais durant la journée, lorsqu'ils participent à nos activités, ils oublient tout, ils chantent,ils dansent et ça me rend très heureuse. Je remercie vraiment Planète Enfants pour le merveilleux appui qu'ils ont donné aux enfants du bidonville de Paurakhi".
Un mois après l'expulsion, le gouvernement n'a toujours pas proposé d'alternative pour le relogement des familles. La compensation promise n'a pas été versée, le processus de vérification suit son cours...La réinstallation de ces familles semble un rêve si lointain, que plus personne n'ose l'évoquer. Planète Enfants a mobilisé des associations et des volontaires et a réussi à mettre en place des activités éducatives d'urgence pour assurer un minimum de protection aux quelques 60 enfants qui sont restés dans la zone.
Un dénouement heureux pour un cas de violence ordinaire
Kanchhi (le nom a été changé), 35 ans, vit dans le village de Phidigaun, avec 5 autres membres de sa famille. Très désireuse d'apprendre à lire et à écrire,
Histoire de Deepa, illustration de notre travail de prévention du trafic à Népalgunj
Prévenir le trafic des femmes et des enfants, c’est essentiellement agir sur ses causes profondes ou immédiates : parmi celles-ci, la pauvreté et les difficultés familiales, qui peuvent pousser des femmes ou des enfants à quitter le Népal, à la recherche d’un emploi mais sans aucune information sur les opportunités et les risques encourus.
Centre de réinsertion des femmes : une histoire de vie
Gita est une jeune femme de 20 ans, originaire de Gaighat, au sud-ouest du Népal. Jusqu'à sa venue à Kathmandu il y a quelques mois, Gita vivait au village, avec son père et sa belle-mère.
Qu’est-ce que la traite des êtres humains ? Qui est vulnérable ? Qui sont les victimes ?
Pourquoi Planète Enfants agit-elle au Népal ?
Quelle est l’organisation de l’association ? Ses ressources ? Ses valeurs ? Ses points forts ?



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Après le succès rencontré par les précédentes éditions, Planète Enfants vous propose à l’automne 2013 un nouveau voyage au Népal, alliant visites culturelles et rencontres avec les équipes locales de Planète Enfants qui vous présenteront leurs projets.
Créés et fabriqués dans notre centre de réinsertion à Katmandou, les SAXO arrivent en France !
Le programme de prévention de l'exploitation des migrants a démarré en 2008. En 2013, nous ajoutons un volet spécifrique pour les enfants.