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Cela fait plusieurs semaines que la mairie de Katmandou menace d’expulser les habitants de Paurakhi basti, une zone au bord de la rivière Bagmati, où logent environ 300 familles et où Planète Enfants intervient pour renforcer la protection des enfants et éviter qu’ils ne s’en aillent dans la rue.
Malgré les manifestations et protestations des communautés et des associations qui les soutiennent, il semble bien que les bulldozers soient prêts à intervenir ce dimanche, le 11 décembre, au lendemain de l’anniversaire de la déclaration des Droits de l’Homme !
Pourquoi sont-ils expulsés ? Curieusement, Paurakhi est la seule zone que la mairie veut récupérer alors qu’une vingtaine de bidonvilles sont installés sur les rives de la Bagmati. Et pour une bonne raison ! La situation du bidonville, au cœur de la ville, fait rêver les spéculateurs immobiliers…et les administrations corrompues.
Planète Enfants ne milite pas pour l’installation permanente de squatters dans les bidonvilles. Mais elle souligne qu’aucune politique de la ville n’a été mise en place pour intégrer les ruraux exilés, qui fuient les mauvaises récoltes et la famine, et qui sont de plus en plus nombreux. Les familles n’ont parfois pas d’autres choix pour se loger que de s’installer sur des terrains inoccupés…
Avec notre partenaire népalais CWCN (Child Watabaran Centre Nepal), nous avons également rappelé au gouvernement, via les média, sa responsabilité de respecter ses engagements en termes de respect des droits de l’Homme et de l’Enfant. Nous demandons qu’une alternative de logement soit étudiée et proposée AVANT l’expulsion. Nous demandons également que les droits de chaque enfant soient respectés et les individus en général protégés.
Faute de visibilité sur d’éventuelles propositions de la mairie pour prendre en charge les populations ou revenir sur sa décision, Planète Enfants étudie la possibilité d’offrir une protection minimale aux enfants. Il s’agirait d’un centre d’urgence de jour pour abriter la maternelle (que nous avons ouverte il y a 2 ans), l’école communautaire et, d’une façon générale, l’ensemble des enfants pendant cette période trouble où leurs parents devront se battre pour leurs droits.
Restera à rassembler les fonds nécessaires… |