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URGENCE / FAMILLES EXPULSEES A KATMANDOU PDF Imprimer Envoyer

Mardi 8 mai dernier, vers 5 heures du matin, le gouvernement népalais a envoyé les forces de l'ordre afin d'expulser  les familles vivant dans un bidonville implanté illégalement sur les bords de la rivière Bagmati à Katmandou.

Plus de 300 maisons ont été détruites sous les yeux de leurs habitants. Certains y vivaient déjà depuis plusieurs années.

Bombes lacrymogènes, flashballs contre pierres, l'opération a vite pris une tournure violente. En effet, des dizaines de blessés ont été transportés à l’hôpital dans un état critique et de nombreux habitants ont été arrêtés lors des affrontements avec la police.

Menacées depuis plusieurs mois d'expulsion, les familles sont dans la détresse. Plusieurs dizaines de familles se sont vues contraintes à chercher tant bien que mal des abris et ont du se réfugier sous les arbres afin de se protéger de la pluie.

Planète Enfants, ayant anticipé l'exécution de ces menaces, a ouvert un centre d'urgence pour accueillir les enfants et les classes maternelles et élémentaires. Des repas chauds ont été servis aux victimes.

Si vous souhaitez apporter votre aide, faîtes un don à Planète Enfants en cliquant ici

 
Des marraines HEU-REUSES ! PDF Imprimer Envoyer

En novembre dernier, une vingtaine de donateurs Planète Enfants se sont rendus au Népal afin de voir, sur place, les actions mises en œuvre grâce à leurs parrainages. Nous publions ici 2 témoignages de marraines pour le moins satisfaites !

« Je tiens à remercier chaleureusement Planète Enfants pour ce merveilleux voyage qui m'a permis de découvrir le Népal et, bien entendu, de voir concrètement ce que vous faites sur place.
J'avoue que vos projets et réalisations m'ont très agréablement surprise. Même en lisant le compte-rendu annuel, il est difficile de se rendre-compte de l'impact de votre travail dans le quotidien des femmes et des enfants que vous aidez.
La rencontre des femmes dans le village et dans le bidonville est inoubliable. Leur regard, leur sourire et leur courage pour s'en sortir est une belle leçon pour nous également.
Bravo à tous pour votre engagement et votre volonté pour réaliser ce que nous avons pu constater. »
Cathy BERRY


« Au cours du voyage, nous avons été reçus au siège de l’association à Katmandou, où Cécilia, la responsable permanente française, nous a détaillé les programmes mis en place avec le concours de partenaires népalais. Le séjour comprenait, outre les visites traditionnelles de sites culturels, des rencontres sur le terrain. C’est ainsi qu’après presque deux heures de marche, nous avons été reçus dans un village par un comité des femmes. [mis en place par Planète Enfants – ndlr]. Moment fort et émouvant au cours duquel les femmes ont été fières de dire que désormais elles savaient lire, écrire et compter. Le théâtre de rue, la danse et le chant étant un moyen d’évoquer les problèmes de maltraitance domestique, d’alcool et de prostitution, les  villageoises ont avec beaucoup de talent présenté un spectacle qui fut suivi d’un bon repas préparé sur place. L’accueil fut tout aussi chaleureux dans le bidonville de Katmandou, pourtant menacé de destruction imminente par le gouvernement.
Nous sommes rentrés en France ravis de notre séjour, convaincus du bien fondé de notre action, et reconnaissants au  personnel de Planète Enfants pour sa compétence et son efficacité ! »
Yvette MENDERA


Ce voyage, organisé avec Voyager Autrement sera de nouveau programmé pour l’automne 2012 ; n’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés !

 
Dans le bidonville de Paurakhi, les habitants se préparent à être expulsés PDF Imprimer Envoyer

 

L’inquiétude règne dans le bidonville de Paurakhi. Menacée d’expulsion par la Mairie, la communauté a eu gain de cause auprès de la Cour d’Appel qui a déclaré l’expulsion illégale tant qu’une alternative de logement n’avait pas été proposée. Mais le gouvernement considère que c’est aux habitants de préparer cette alternative et les bulldozers sont de nouveau prêts à se mettre en marche.

Dans cette situation trouble, Planète Enfants mobilise ses partenaires ainsi que d’autres ONG et l’UNICEF pour ouvrir, en cas de besoin, un centre d’urgence capable d’abriter la maternelle et l’école primaire du bidonville.

 
3 questions Hira Dahal, directrice de Cap Nepal PDF Imprimer Envoyer

 

Dans quelles circonstances les filles prostituées rejoignent-elles votre centre ?

Souvent, il faut un évènement pour les aider à rompre avec leur situation ; une dispute avec leur patron ou une menace – crainte d’être envoyée à l’étranger, ou chez un autre employeur par exemple.

Qu’est ce qui est le plus difficile dans ce projet ?

Le processus de réhabilitation est long : reprendre confiance en soi et dans les autres, apprendre un nouveau métier, faire accepter son passé prend du temps. Voir certaines résidentes frustrées et malheureuses parce qu’elles voudraient que tout change en un clin d’œil est parfois décourageant…


Quelle est votre plus grande satisfaction ?

Quand une fille désespérée devient positive, responsable et pleine de vie, prête à affronter un nouveau départ, je suis heureuse !

 
Les centres de réinsertion des victimes de trafic et de violence, un savoir-faire transmis à nos partenaires népalais PDF Imprimer Envoyer

Depuis ses débuts au Népal, Planète Enfants a soutenu de nombreux partenaires népalais dans la prise en charge et la réinsertion d’enfants et de jeunes filles victimes de violence. Un travail complexe compte tenu des énormes traumatismes subis, mais qui produit des résultats concrets.

Des résidentes répètent un spectacle de danse

CO6 est enceinte, C05 et C04 suivent une formation de couture et C21 a été réintégrée dans sa famille … Ces affreux pseudonymes peuvent paraitre d’une froideur inhumaine, mais il n’en est rien. Au contraire, respecter la confidentialité des résidentes et le secret de leur histoire est indispensable pour qu’elles puissent se détacher de leur passé violent.

Loin d’être une évidence, les règles de confidentialité doivent être comprises et intégrées par les équipes des centres. Elles font partie de la méthode mise au point par Planète Enfants et ses partenaires ces dernières années.

Pluridisciplinaires, les activités ont pour objectif la réintégration réussie des résidentes. Elles comprennent :

  • l’hébergement et l’assistance directe (nourriture, vêtements, etc),
  • une prise en charge médicale,
  • un suivi psychologique très étroit,
  • le retour à l école pour les plus jeunes ou l’accès à des formations professionnelles,
  • un accompagnement à la réintégration dans les familles ou une préparation à la vie en autonomie,
  • la mise en place d’activités de loisirs, indispensables pour retrouver gaité et joie de vivre !
Une résidente et sa fille dans un centre de réinsertion

Le centre dans lequel nous travaillons en ce moment accueille des jeunes filles victimes de prostitution cachée. Nous l’avons créé, grâce à la ténacité d’une femme népalaise, Hira.

Hira n’a pas été victime de traite ou d’exploitation sexuelle.  Originaire d’une famille de classe moyenne mais de haute caste, elle a été à l’école et a fait des études supérieures. Pourtant, comme toutes les femmes népalaises, elle a souffert de la discrimination envers les femmes de son pays. De sa révolte contre la préférence aux garçons et la violence quotidienne envers les filles, est né son engagement dans des associations militantes.

En 2009, elle choisit de monter sa propre structure, Cap Nepal, pour venir en aide aux filles exploitées à Katmandou dans la prostitution. Forts de notre expérience, nous lui proposons de monter ensemble un centre à proximité du centre ville. Début 2011, nous accueillons les premières résidentes.

Parmi les 15 résidentes actuelles, 11 sont mineures et 4 ont des enfants, hébergés également dans le centre. Elles restent en moyenne 6 mois au centre et sont ensuite suivies par notre assistante sociale. Mais il n’est pas rare, étant donnés les traumatismes subis que le séjour se prolonge, le temps que la jeune fille retrouve confiance en elle-même et dans les autres.

En 1 an,  grâce à une attention et à un travail acharnés, 6 d’entre elles ont réussi leur insertion professionnelle et le retour à la paix. Et c’est une belle récompense !

 
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