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Après la traite, la prostitution menace le Népal PDF Imprimer Envoyer

Au Népal la prostitution est interdite. Pourtant, de nombreuses jeunes népalaises sont réduites à la condition d’esclaves sexuelles et la situation ne semble guère s’améliorer. De récentes études menées par nos partenaires (Saathi et Raksha) nous permettent de mesurer l’ampleur de ce fléau et son évolution.

Le phénomène de la traite sévit toujours et le profil type de la victime reste inchangé : elle est très jeune –en moyenne 13 ans-, pauvre, peu éduquée et issue d’un milieu rural. Sans liberté de choix et de possibilité d'une vie digne, ces filles sont faciles à tromper et à exploiter. 12 000 népalaises sont tous les ans recrutées par des trafiquants et forcées à se prostituer dans des bordels à l’étranger.
Elles sont alors obligées de mener une vie caractérisée par le sentiment d'indignité, le rejet social et l'asservissement à la dette envers le trafiquant, sous prétexte de faire sortir leurs familles d'une situation financière précaire. Rien qu’en Inde, on dénombre 200 000 femmes népalaises victimes de ce commerce illégal.

 


Une autre forme d’exploitation sexuelle tend à se développer au Népal et ce, de façon considérable. Il s’agit du phénomène de prostitution cachée, au sein du secteur des « loisirs ». Tous les ans, des centaines de jeunes népalaises en situation de grande vulnérabilité rejoignent Katmandou dans l’espoir d’y trouver un emploi. Pensant accepter une offre en tant que serveuse, masseuse ou encore danseuse, ces jeunes filles se retrouvent rapidement forcées à se prostituer pour un salaire misérable (entre 30 et 150 US$ dollars par mois). La majorité d’entre elles sont mineures, analphabètes et n’ont aucune alternative économique. Les études de nos partenaires révèlent que près de 20 000 jeunes népalaises seraient actuellement victimes d’exploitation sexuelle dans ce secteur des « loisirs » ! Les bénéfices de ce secteur sont énormes et laissent craindre une certaines complaisance de la part des autorités népalaises, qui viennent de déclarer 2011 comme l’année du tourisme au Népal. Or, c’est bien connu, certains touristes, sont toujours aussi friands de « loisirs »…

 
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