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LES MATERNELLES DE L'ESPOIR

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Protéger, Soigner, Eduquer

 

Au Népal, de nombreux enfants en bas âge sont livrés à eux-mêmes faute d'un nombre suffisant de maternelles publiques. Ils sont alors en position de vulnérabilité face à toutes sortes d'abus.
Ce programme de Planète Enfants a pour but de créer des maternelles pour les enfants des femmes exploitées ou travaillant dans la prostitution de Katmandou. Après une année passée au sein de ce programme, les enfants peuvent rejoindre une école maternelle ou élémentaire publique.
A cet espace privilégié pour les enfants de 2 à 5 ans s'ajoute l'opportunité, pour les mères, d'accéder à une formation professionnelle afin de s'assurer un avenir plus serein.

 
Quelques chiffres

95 enfants soignés, nourris, protégés des violences et éduqués
90% d'entre eux ont intégré l'école primaire publique
92 familles ont bénéficié d'éducation parentale

 
asmitaLe témoignage d'Anita, 4 ans
"Les autres criaient, se griffaient, lançaient des objets. Maintenant, on joue, on rit et on mange des légumes ! "

La petite Anita a 2 ans lorsqu'elle est inscrite à la maternelle. Sa mère travaille dans un institut de « massage » de Thamel. Elle avait l'habitude d'emmener sa fille avec elle et la petite était exposée à voir tout ce qui se passait là-bas.
L'équipe l'a rencontrée lors d'une visite à l'institut et l'a d'abord convaincue de venir au centre de jour pour bénéficier de conseils, de soutien psychologique et de cours d'alphabétisation.
Quand la maternelle a ouvert, on lui a proposé d'y laisser sa fille pendant la journée. La petite était agressive, bruyante et pleurait tout le temps. Après 7 mois à la maternelle, elle est transformée : heureuse d'être là, elle joue tranquillement avec les autres enfants. Ses parents ont retrouvé la joie de l'élever. Sa mère envisage maintenant de suivre une formation professionnelle pour changer de métier. Même si elle sait qu'elle gagnera probablement moins d'argent elle veut pourvoir être fière de sa profession, pour sa fille.
 
 
rabinaLe témoignage de Rabina, 22 ans
" J'ai envoyé mon fils à l'école et débuté ce petit commerce.
Je ne suis pas riche mais je suis fière de ne plus travailler dans un bar à filles. "

Rabina, 22 ans, vient de la plaine du Terai au sud du pays ; très jeune, elle quitte sa famille pour échapper à un père violent et rejoint celle de son petit ami, avec qui elle a rapidement un enfant. Sa belle-mère la rejette, le couple est sans argent et décide de rejoindre Katmandou pour y chercher un travail. Après des dizaines de portes poussées en vain, Rabina se décide à aller travailler dans un restaurant où l'on pratique la prostitution...Elle y travaillera un an avant de faire confiance à une travailleure sociale qui lui propose une alternative économique et une place à la « maternelle de l'espoir » pour son jeune fils.

Rabina choisit de monter un « nanglo shop », littéralement une boutique sur plateau, qui est un petit commerce installé à la journée, dans la rue, sur un grand plateau rond en bambou tressé, grâce à un investissement de base de 120 euros pour acheter son stock. Elle y vend des bonbons, quelques fruits, des biscuits, des cigarettes, du savon...
Elle parvient aujourd'hui à générer environ 10 euros de chiffre d'affaires par jour, et 90 euros de profit par mois, soit suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins de la famille et dégager un peu d'épargne pour parer aux aléas.
 
 
 
 

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