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Accueil et réinsertion de jeunes filles victimes de violence

Le secteur des « loisirs » de Katmandou est en pleine expansion : bars, instituts de massage... Des jeunes filles, souvent recrutées avant leurs 18 ans, sont forcées de prodiguer des « services » sexuels aux clients et aux patrons. La quasi-totalité est sous-payée et corvéable à merci. Violées, abusées, exploitées ; 90% d'entre elles veulent changer d'emploi.

En 2010, Planète Enfants a ouvert un centre de réhabilitation et de réinsertion ainsi que des camps mobiles afin de permettre à ces jeunes filles d'accéder à une nouvelle vie, digne et paisible.
Nous avons aussi mis en place un atelier de couture « Shanti », qui a pour but de faciliter leur réinsertion professionnelle.

 
Quelques chiffres

4 centres d'accueil créés
272 adolescentes et jeunes femmes prises en charge dans l'un de ces centres, puis accompagnées vers une réinsertion réussie
13 jeunes couturières formées à l'atelier de couture

saxoTémoignage de Sunita,20 ans et Tara, 18 ans

Sunita et sa demi-soeur Tara sont arrivées au centre de réinsertion en 2012 (...)

"Nous avons rejoint l'atelier de fabrication de sacs en janvier dernier. Je suis heureuse de travailler là car j'apprends à bien coudre, des sacs de qualité. Et nous avons maintenant un peu d'économies à la banque."


Sunita (20 ans) et sa demi-soeur sœur Tara (18 ans) sont arrivées au centre de réinsertion en 2012. Elles sont 2 des 6 premières couturières formées dans le cadre du projet de l'atelier de couture.

Sunita et Tara sont issues d'une famille de 10 enfants et vivaient, enfants, dans le district de Dhading, à 2 heures à l'ouest de Katmandou. Leur famille, des paysans, était très modeste mais tous les enfants étaient scolarisés.

Sunita : « Quand j'étais en classe 5 (CM2), je suis tombée très malade et j'ai du quitter l'école. Je restais à la maison pour me reposer et j'aidais un peu ma mère pour les tâches domestiques. Mais comme je ne guérissais pas, mes parents ont décidé de m'emmener à Katmandou. On m'a dit que j'avais la tuberculose et on me donna un traitement très fort. J'étais fatiguée et je restais à la maison. A 16 ans, j'allais mieux et j'ai été inscrite dans une association pour apprendre la danse, le népalais et l'anglais.

Ma sœur Tara nous a rejoint, car elle aussi était malade, elle était épileptique. Mes parents étaient très pauvres à Katmandou, mon père était réparateur de montres et ma mère vendait du maïs grillé dans la rue. Il a fallu gagner de l'argent. J'ai commencé à travailler dans un dance bar et puis Tara aussi...
Cap Népal* organise dans la ville des camps provisoires de conseil pour les filles comme nous qui rencontrent des difficultés. Nous les avons rencontrés et ils nous ont proposés de venir au centre de réinsertion.»

Tara : « Nous avons rejoint l'atelier de fabrication de sacs en janvier dernier. Je suis heureuse de travailler là car j'apprends à bien coudre, des sacs de qualité. Et nous avons maintenant un peu d'économies à la banque. Depuis 1 mois, on loue une chambre à l'extérieur du centre avec Sunita. Depuis mai, nous avons repris l'école, le matin, et nous travaillons dans l'atelier l'après-midi pour gagner notre vie. Je voudrais faire des études supérieures. Lesquelles ? Je ne sais pas...(rire un peu gêné)...des études supérieures pour être plus forte. »

*Partenaire de notre programme "Pas à vendre" : centre de réinsertion de victimes d'exploitation sexuelle.

 
 
 

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