Une famille nombreuse est souvent le siège de tensions liées à la promiscuité. Mais elle peut aussi apporter beaucoup de bonheur quand l’amour y domine.
Des contraintes matérielles et morales

Des frustrations peuvent naître de l’obligation de vivre ensemble dans un espace limité, notamment à l’adolescence quand les frères et sœurs sont gênés les uns par rapport aux autres. A ce moment, les premières règles sont source de honte maximum. Le message de la petite amie oublié sur l’écran ouvert de l’ordinateur commun fait rêver d’un espace personnel où laisser traîner ses affaires n’est pas un crime. Que dire en outre de la belle chemise apprêtée pour la sortie avec les amies et qui est retrouvée dans le panier à linges sales après de longues recherches ! Vous vous demandez dans ces circonstances pourquoi le bon Dieu vous donne cette famille et non la famille cool dont vous rêvez. La nervosité guette quand les petits derniers font la course au moment des révisions les plus importantes. Le désespoir n’est pas loin quand Maman demande un peu de tolérance en réponse aux plaintes.
La solution : réalisme et amour

Il existe pourtant des familles heureuses d’être nombreuses, dont les membres ne changent de situation pour rien au monde. Au lieu de se focaliser sur les contraintes et obligations, ils adoptent surtout un mental positif. Cela consiste en particulier à limiter les aspirations aux choses réalistes et à circonscrire son univers en fonction de la situation économique de la famille. Cela conduit naturellement à s’organiser dans l’espace (qui travaille où ? ) ou dans le temps (qui va aux toilettes en premier ? ). Mentalement, les personnes qui sont bien dans leurs peaux se posent des objectifs et non des soucis sur les conditions de réalisation. Par ailleurs, pour elles, les liens du sang ont une vraie signification d’unité, d’amour et d’entraide. Il s’ensuit automatiquement un respect mutuel, ou, à la limite, de la patience à l’égard des plus faibles, ou des plus âgés, ainsi qu’un sens élevé du partage.

